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Cas client : quand une entrepreneuse déjà sportive apprend enfin à ralentir

Cas client : quand une entrepreneuse déjà sportive apprend enfin à ralentir

Par Alexis Sellier, coach sportif holistique à Amiens — Dernière mise à jour : juillet 2026

En résumé (réponse rapide)

Voici le parcours réel d'une cliente que j'ai accompagnée à Amiens — appelons-la Élodie, 38 ans, entrepreneuse, pour préserver son anonymat. Contrairement à d'autres cas, elle n'était pas sédentaire : crossfit, aérobic, triathlon faisaient déjà partie de sa vie. Son objectif était plus ciblé — affiner sa taille et corriger une posture qui la gênait. Mais le vrai changement, en quatre mois, n'a pas été uniquement physique : elle a appris à ralentir, elle qui ne savait faire que « donner à fond ». Les résultats individuels varient d'une personne à l'autre ; ce récit décrit un cas précis, pas une promesse.

Le point de départ

Élodie n'avait rien d'une débutante : elle pratiquait déjà plusieurs disciplines exigeantes — crossfit, aérobic, triathlon. Ce n'était donc pas un manque d'activité physique qui l'amenait vers un accompagnement, mais une gêne précise : une zone abdominale qu'elle n'aimait pas, malgré tout ce sport, et des tensions dans le haut du dos qui revenaient régulièrement.

En tant qu'entrepreneuse, son rapport à l'effort était marqué par un trait qui est vite devenu central dans l'accompagnement : elle donnait tout, en permanence, sans savoir vraiment ralentir — que ce soit dans son travail ou, on l'a découvert, dans sa façon de bouger.

Ce qu'on a mis en place ensemble

Une séance hebdomadaire d'électrostimulation, complétée par un test d'inhibition musculaire. Ce test permet de repérer des muscles peu ou mal activés, indépendamment du niveau sportif général de la personne. Chez Élodie, malgré sa pratique sportive intense, on a identifié plusieurs zones sous-activées : les trapèzes inférieur et supérieur, et le moyen fessier — ce dernier point visible notamment par une tendance des genoux à rentrer vers l'intérieur pendant l'effort, un signe assez classique d'un moyen fessier qui ne joue pas pleinement son rôle de stabilisateur.

Un travail postural ciblé. L'objectif : ouvrir la cage thoracique et redresser les épaules, pour désamorcer la dominance des trapèzes supérieurs à l'origine d'une bonne partie de ses tensions dans le haut du dos.

La réactivation de la chaîne postérieure. Un travail sur le grand fessier, pour redonner du galbe et surtout mieux répartir la charge entre les quadriceps (souvent sur-sollicités chez les sportives très actives) et l'ensemble de la chaîne postérieure.

Un gainage profond, pas un travail de volume. L'affinement de la taille recherché s'est construit par un travail de tension profonde du tronc plutôt que par de l'abdominal classique répété — cohérent avec un objectif de densité et de tenue plutôt que de simple fatigue musculaire.

Un ajustement alimentaire simple. Davantage de protéines, un peu moins de glucides — un ajustement mesuré plutôt qu'une restriction stricte.

Et surtout, apprendre à ralentir. C'est la partie la moins visible mais la plus déterminante de cet accompagnement : Élodie avait beaucoup de mal à lever le pied, y compris pendant les séances. Une bonne partie du travail a consisté à ralentir volontairement l'exécution des mouvements — pas systématiquement, certaines séances restaient intenses, mais l'alternance elle-même faisait partie de l'apprentissage.

Ce que ça a donné

Sur quatre mois : une correction posturale visible (épaules redressées, cage thoracique plus ouverte, tensions du haut du dos nettement atténuées), une définition abdominale et un affinement de la taille par densification musculaire, et une chaîne postérieure réactivée qui a changé la répartition de l'effort à l'entraînement.

Mais le changement qu'elle a elle-même le plus souligné dépasse le physique : apprendre à ralentir le mouvement, régulièrement, a fini par déteindre sur sa vie quotidienne. Une meilleure technique à l'entraînement s'est traduite, selon ses propres mots, par plus de calme et d'impact dans son quotidien d'entrepreneuse — pas seulement dans ses séances de sport.

🩺 Un point important

Ce récit décrit le parcours réel d'une cliente en particulier, avec son accord pour le partager de façon anonymisée. Ce n'est pas une promesse de résultat : les trajectoires individuelles varient selon de nombreux facteurs (niveau sportif de départ, morphologie, régularité, contexte de vie). Le test d'inhibition musculaire et le travail postural décrits ici s'inscrivent dans un accompagnement sportif, pas dans un diagnostic ou un traitement médical.

✅ Ce qu'il faut retenir

  • Être déjà sportif(ve) n'empêche pas d'avoir des muscles sous-activés — un test d'inhibition musculaire peut révéler des déséquilibres invisibles au premier regard, indépendamment du niveau général de pratique.

  • Des genoux qui rentrent vers l'intérieur à l'effort sont souvent le signe d'un moyen fessier qui ne stabilise pas suffisamment le bassin.

  • Affiner une silhouette peut passer par un travail de tension profonde du tronc plutôt que par un volume d'abdominaux classique.

  • Pour un profil qui « donne toujours tout », apprendre à ralentir l'exécution d'un mouvement peut avoir un impact qui dépasse largement le cadre sportif.

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✍️ À propos de l'auteur

Alexis Sellier est coach sportif holistique à Amiens et fondateur de la méthode AS360. Titulaire du CQP Instructeur Fitness (option Personal Trainer), du BNSSA et d'une certification en électrostimulation EMS X-Body, il accompagne principalement les femmes actives de 30 à 60 ans, à domicile à Amiens et dans sa métropole — toujours en complément du suivi médical lorsque c'est nécessaire.

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