Résultats & témoignages
Par Alexis Sellier, coach sportif holistique à Amiens — Dernière mise à jour : juillet 2026
En résumé (réponse rapide)
Voici le parcours réel d'une cliente que j'ai accompagnée à Amiens — appelons-la Léa, 29 ans, pour préserver son anonymat. Silhouette naturellement fine, peu de masse musculaire, une intolérance au gluten qui compliquait son alimentation, et un objectif clair : une silhouette plus dessinée, en particulier au niveau du ventre. Ce parcours a aussi révélé, en cours de route, un problème de santé qu'elle ignorait — et montre bien les limites honnêtes d'un accompagnement à une seule séance par semaine face à un objectif de construction musculaire. Les résultats individuels varient d'une personne à l'autre ; ce récit décrit un cas précis, pas une promesse.
Le point de départ
Léa avait une morphologie naturellement fine, avec peu de masse musculaire — ce qu'on appelle souvent, de façon simplifiée, un profil « ectomorphe ». Son objectif n'était pas de perdre du poids, mais de construire une silhouette plus dessinée et plus ferme, en particulier au niveau du ventre. Elle avait par ailleurs une intolérance au gluten, ce qui compliquait sérieusement la partie alimentaire de l'accompagnement — beaucoup d'options courantes (compléments, encas) devenaient à écarter d'office.
Ce qu'on a mis en place ensemble
Le point de départ : l'électrostimulation, une séance par semaine. On a commencé par de l'EMS, en ciblant particulièrement la sangle abdominale, cohérent avec son objectif sur le ventre.
Une vraie découverte sur l'alimentation. En creusant ses habitudes réelles, on s'est aperçu qu'elle mangeait beaucoup moins que ce dont son corps avait besoin pour ses objectifs — et surtout, qu'elle ressentait très peu la faim, ce qui masquait ce sous-apport. Son apport en protéines était également très faible, largement insuffisant pour soutenir une construction musculaire. On a donc réintroduit progressivement plus de protéines, notamment via des protéines en poudre adaptées à son intolérance au gluten, pour compenser un apport alimentaire naturel qui restait compliqué à densifier avec ses contraintes.
Du poids, pas seulement de l'EMS. Pour un profil naturellement fin, l'EMS seule ne suffit généralement pas à construire la densité musculaire recherchée : on a ajouté un travail avec élastiques et poids libres, pour créer une vraie surcharge progressive, en complément des séances d'électrostimulation.
Une découverte de santé en cours de route
Au fil des séances de gainage, Léa a commencé à ressentir des tensions au niveau des trapèzes. Je lui ai conseillé de consulter — pas son kinésithérapeute cette fois, mais son médecin. Le diagnostic est tombé : un trouble de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM), lié à un serrement des mâchoires la nuit, nécessitant le port d'une gouttière. C'est ce serrement nocturne qui générait, par ricochet, des tensions dans le cou et les trapèzes.
Son kinésithérapeute lui avait alors conseillé de travailler le grand fessier pour cette problématique. De mon côté, mon raisonnement m'a amené à une priorité différente : renforcer plutôt le moyen fessier en premier — une question d'ordre dans la chaîne posturale plus qu'un désaccord de fond. Cette approche, associée au suivi médical pour l'ATM elle-même, a permis d'apaiser sensiblement la tension ressentie.
Comment ça s'est terminé
L'accompagnement s'est arrêté après quatre mois. Les progrès en force étaient réels et mesurables. Mais la densité musculaire visible qu'elle recherchait demandait objectivement plus qu'une séance hebdomadaire pour se construire — je le lui avais déjà expliqué en cours de route. Elle ne voyait pas les résultats assez vite par rapport à son attente initiale, et a choisi d'arrêter l'accompagnement plutôt que d'augmenter la fréquence des séances.
Quand je l'ai rappelée quelques mois plus tard pour prendre des nouvelles, elle avait maintenu une activité — la natation, de façon autonome — sans reprendre de coaching structuré depuis.
🩺 Un point important
Ce récit décrit le parcours réel d'une cliente en particulier, avec son accord pour le partager de façon anonymisée. Ce n'est pas une promesse de résultat : les trajectoires individuelles varient selon de nombreux facteurs (morphologie, alimentation, fréquence d'entraînement, contexte de santé). Le diagnostic et le traitement de l'ATM relèvent exclusivement de son médecin — mon rôle s'est limité à l'orienter vers une consultation face à un symptôme qui dépassait mon champ de compétence, et à adapter l'entraînement en complément une fois le diagnostic posé.
✅ Ce qu'il faut retenir
Un profil naturellement fin avec peu de masse musculaire ne construit généralement pas de densité visible avec l'EMS seule — l'ajout de charges (élastiques, poids libres) et d'une surcharge progressive reste nécessaire.
Un sous-apport alimentaire, y compris sans sensation de faim marquée, peut freiner un objectif de construction musculaire — l'attention portée aux apports réels (et pas seulement au ressenti de faim) fait souvent une vraie différence.
Une tension musculaire qui ne s'explique pas par l'entraînement mérite un avis médical — dans ce cas, elle a révélé un trouble sans lien direct avec le sport lui-même.
Une séance hebdomadaire suffit rarement, seule, à construire une densité musculaire visible dans un objectif de recomposition — la fréquence d'entraînement reste un facteur déterminant, expliqué dès le départ mais pas toujours suivi.
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✍️ À propos de l'auteur
Alexis Sellier est coach sportif holistique à Amiens et fondateur de la méthode AS360. Titulaire du CQP Instructeur Fitness (option Personal Trainer), du BNSSA et d'une certification en électrostimulation EMS X-Body, il accompagne principalement les femmes actives de 30 à 60 ans, à domicile à Amiens et dans sa métropole — toujours en complément du suivi médical lorsque c'est nécessaire.